Le KAICIID va allouer 1,5 million d'euros à des initiatives de lutte contre les discours de haine en 2020 @KAICIID  #stopH8speech

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Article N°23387

Le KAICIID va allouer 1,5 million d'euros à des initiatives de lutte contre les discours de haine en 2020 @KAICIID #stopH8speech

VIENNA, 1er novembre 2019 /PRNewswire/ -- Faisal bin Muammaar, secrétaire général du Centre international pour le dialogue (KAICIID), a annoncé l'investissement de près de 1,5 million d'euros dans des initiatives visant à lutter contre les discours de haine pour l'ensemble des programmes mondiaux du Centre en 2020.

« L'avènement de l'ère numérique a amplifié les effets de l'antisémitisme, de l'islamophobie, de la xénophobie et d'autres manifestations entraînant l'isolation d'individus et de groupes sur la base de leur identité religieuse, sexuelle ou ethnique », a précisé bin Muammaar.

« Le Centre a pour objectif de renforcer le rôle positif des chefs religieux et de leurs institutions dans la lutte contre les discours de haine et dans le développement de la cohésion sociale aux niveaux local et régional. À cette fin, je peux annoncer que le KAICIID va investir près de 1,5 million d'euros en 2020 pour l'application des recommandations et du plan d'action décidés par cette conférence. »




L'investissement, annoncé lors d'une conférence internationale organisée par le Centre, à laquelle ont assisté près de 200 délégués et invités venus de toute la planète, est destiné à harmoniser davantage les activités du KAICIID avec le Plan d'action des Nations unies contre les discours de haine, annoncé plus tôt cette année. Le Centre a également participé aux discussions qui ont abouti au Plan d'action mondial des chefs et acteurs religieux pour prévenir les incitations à une violence susceptible d'engendrer des atrocités de l'ONU de 2017, et a fait de la lutte contre l'incitation à la haine et les discours de haine l'une des composantes principales des activités de ses programmes.

Les initiatives du KAICIID prévues pour l'année prochaine seront menées dans plusieurs pays et régions spécifiques : le Nigeria, le monde arabe, la Birmanie, l'Europe et la République centrafricaine. Ces initiatives comprendront :

l Des campagnes sur les réseaux sociaux contre les discours de haine et des formations destinées à des groupes vulnérables telles que des femmes et des demandeurs d'asile pour lutter contre ce phénomène.

l Un soutien aux efforts actuels et au lancement de nouvelles initiatives nationales pour lutter contre les discours de haine.

l Un programme de formation personnalisé pour les experts médiatiques, les journalistes et les influenceurs des réseaux sociaux sur l'utilisation responsable de leurs canaux de communication.

Et dans le cadre d'une nouvelle initiative, le Centre investira une somme importante pour la collecte et la présentation de données de sondages qui l'aideront à adapter et à concevoir ses programmes tout en améliorant sa contribution aux discussions menant aux prises de décisions politiques.

Ces engagements font suite à une allocation de près de 900 000 euros attribuée cette année. Cette somme a également été consacrée à des interventions en lien avec les discours de haine et leur impact sur la cohésion sociale dans le cadre de divers programmes. Cette allocation s'ajoute aux montants dépensés dans les autres activités de programmes.

L'annonce a été faite lors de la conférence intitulée « The Power of Words: The Role of Religion, Media and Policy in Countering Hate Speech » (le pouvoir des mots : le rôle de la religion, des médias et de la politique dans la lutte contre les discours de haine), qui fut marquée par des interventions de l'ancien président autrichien Heinz Fischer ; d'Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la prévention du génocide ; et de Ján Figel, Envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion et de conviction en dehors de l'Union européenne.

Lors de son discours, Heinz Fischer a dit aux délégués : « Si un mot peut avoir un tel impact et une telle portée, nous pouvons imaginer quels dégâts les discours de haine peuvent occasionner à un être humain, à une communauté, à la société et au principe du dialogue pacifique et de la coopération respectueuse. »

« J'ai accepté cette invitation avec plaisir, car je suis farouchement opposé aux discours de haine, et je suis convaincu que la grande majorité de la population autrichienne soutient cette position. La lutte contre les discours de haine est une composante essentielle de la défense des droits de l'homme », a ajouté l'ancien président autrichien.

Adama Dieng a quant à lui fait part de sa préoccupation concernant la récente propagation des discours de haine dans le monde, et a salué les initiatives du KAICIID dans ce domaine. « Aux Nations unies, nous accordons une importance capitale au travail du KAICIID. Nous sommes extrêmement reconnaissants pour l'organisation de cette conférence historique sur le pouvoir des mots. Nous devons nous souvenir que l'holocauste n'a pas commencé avec les chambres à gaz. Il a commencé bien avant, avec des mots. Les mots peuvent tuer », a-t-il déclaré.

Le cardinal Miguel Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, qui représente le Saint-Siège au Conseil des parties et qui siège au conseil d'administration du Centre, était l'un des chefs religieux de haut rang qui ont ouvert la conférence. « La paix dans le monde grâce à la fraternité entre les hommes n'est pas un rêve idéaliste, mais il s'agit d'une réalité qui s'est affirmée, qui s'installe par des moyens très concrets, lors d'événements tels que celui-ci, qui encouragent le dialogue et la compréhension. Le KAICIID est la preuve tangible que des efforts contre les discours de haine sont menés, non seulement par l'intermédiaire des médias, mais également par l'expérience même de la collaboration pour améliorer les relations et la compréhension entre les religions », a-t-il déclaré.

La majeure partie des délégués présents à la conférence étaient venus du monde arabe, où les discours de haine sont devenus l'une des principales causes de division et de violence. Son Éminence le cheikh Abdallah bin Bayyah, président du Forum pour la promotion de la paix dans les sociétés musulmanes, ainsi que des chefs religieux représentant les communautés chrétiennes, druzes, juives, musulmanes et yézidies du monde arabe étaient également présents. Une grande partie d'entre eux sont impliqués dans la Plateforme interreligieuse pour le dialogue et la coopération dans le monde arabe, soutenue pour le KAICIID. Plusieurs membres d'organisations telles que le Muslim Jewish Leadership Council (MJLC) (Conseil des leaders musulmans et juifs), soutenu par le KAICIID, ainsi que d'autres experts européens, ont également contribué à la conférence afin d'établir une vision commune et de créer des initiatives collectives pour les deux régions.

La conférence a mis en place un panel spécialisé d'experts pour discuter de la lutte contre les discours de haine dans les domaines politique, religieux, médiatique et de l'éducation. Les délégués ont rédigé une déclaration spéciale et ont élaboré un plan d'action.


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